[Témoignage] : Michelle: Vivre avec une prothèse fémorale, portrait d’une optimiste

[Témoignage] : Michelle: Vivre avec une prothèse fémorale, portrait d’une optimiste

Michelle et sa prothèse fémorale

 

 

Dans cette nouvelle rubrique, vous retrouverez régulièrement histoires et témoignages de nos patients

 

Longtemps contraignantes, les prothèses ont bénéficié d’une évolution remarquable ces dernières années, améliorant la qualité de vie et l’autonomie des patients.

 

Une évolution que nous raconte Michelle, patiente OPR (Orthèse Prothèse Rééducation).

Âgée de 83 ans, elle a subi une amputation au niveau de la cuisse il y a 8 ans et porte depuis une prothèse fémorale.

Michelle a toujours été très active ; elle a successivement tenu une poissonnerie puis un restaurant à Granville (50). Il était hors de question pour elle que la situation change après son amputation.

« La vie doit continuer, j’ai donc décidé de ne pas me laisser abattre et d’aller de l’avant »  nous confie Michelle

 

– Une première prothèse –

 

« Ma première prothèse me permettait de tenir debout et de me déplacer chez moi. »

L’emboîture était en plastique et donc plutôt lourde. Il est maintenant possible de réaliser des emboîtures en fibre de carbone ou de verre, plus légères, qui favorisent le confort des patients.

 

« il m’a fallu tout réapprendre »

 

“ Chacun de mes déplacements étaient très compliqués. Il m’a fallu tout réapprendre.”

Avec une prothèse, certains mouvements simples deviennent particulièrement difficile, comme par exemple se lever et s’asseoir ou débloquer sa prothèse.

 

– Nouvelle prothèse, nouvelle vie ? –

 


Michelle debout avec sa prothèse fémorale“Mon orthoprothèsiste m’a fabriqué cette prothèse fonctionnelle et légère. Je la chausse dès que je me lève le matin et je l’enlève juste avant de me coucher.”

L’équipe d’OPR a utilisé la technique de moulage par “ischion intégré” pour être au plus près de la forme du moignon et a réalisé l’emboîture en résine et fibre de verre.

Avec une prothèse fémorale,  il faut 80 % d’énergie en plus pour se déplacer. Il est donc essentiel que celle-ci soit la plus légère possible.

“Je peux maintenant faire mon lit debout et non plus assise dans mon fauteuil roulant. Étant donné qu’elle est plus légère, je suis moins fatigué en fin de journée”  témoigne Michelle.
Pièce en 3D OrthorpédieOPR, cherche  avant tout à améliorer la qualité de vie de ses patients.

“Il est primordial que ce soit la prothèse qui s’adapte à la personne et non l’inverse.  Chaque patient est différent, notre objectif est de nous adapter a chacun d’eux et de répondre aux demandes et aux  contraintes qui leur sont propres.” raconte Erwan Calvier, orthoprothèsiste OPR qui appareille Michelle.

Petit plus : Michelle a bénéficié de l’impression 3D pour réaliser deux pièces sur-mesure s’adaptant parfaitement à ses doigts pour bloquer et déverrouiller sa prothèse.

 

– Une prothèse parfaite est avant tout une prothèse qu’on oublie. –

 

“Les gens ne voient même plus que j’ai une prothèse, l’emboîture est plus petite et prend beaucoup moins de place. Je peux m’habiller de nouveau avec des pantalons plus ajustés” nous dit l’octogénaire.
Michelle possède une volonté incroyable ce qui l’a énormément aidé durant cette épreuve.

 

“Le seul souci désormais c’est que la jambe de ma prothèse est plus belle que mon autre jambe !” (rires)
Pour plus de détails concernant l’impression 3D, retrouvez notre article dédié ici